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SUMMARY:Rencontre avec Anya Nousri
DESCRIPTION:Persuadés que la narratrice est victime d’un mauvais sort\, ses proches s’inquiètent. Pour le conjurer\, ils font appel aux superstitions et rituels religieux transmis par les femmes de leur lignée. Face au poids des traditions\, sa soif d’indépendance s’accroît. Elle la pousse à assumer les désirs qu’elle tenait jusque-là sous silence. \nTiraillée entre son envie de liberté et l’amour des siens\, elle puise dans leur enseignement pour tracer sa propre voie. Dans un extraordinaire métissage linguistique et une langue fragmentée\, ce roman ausculte avec beaucoup d’humanité la question des appartenances multiples et leurs conséquences sur les identités. \nPour en parler\, je laisse la place à Nathalie Quintane qui le fait bien mieux que moi \nVoilà un livre bien délicat dans son propos : On m’a jeté l’œil ; bien délicat pour nous\, lectrices et lecteurs de langue française correcte résidant en France et toujours désireux de lectures exotiques (on s’en défend) : Anya Nousri\, de retour en Algérie\, décrit dans le détail et parfois dans la langue (arabe ou kabyle) les rites et superstitions de ses tantes : \nLe sort\, les sorts\, c’est le fil rouge\, de plain pied\, sinon ces trouées que fore la langue kabyle dans le désir d’intégration — car Anya veut toujours en être et son problème (du coup\, le nôtre)\, c’est qu’elle doit en être deux fois\, parce qu’en plus d’être kabyle\, elle est québécoise. \n  \nEt voilà que le québécois et ses anglicismes viennent à leur tour trouer le texte ! Ce n’est pas le moins troublant : l’exotisme n’est alors plus stable\, plus tant là où on le croyait\, en navigant il défait le jeu de nos poncifs\, de nos attendus\, sans jamais céder au comique facile\, clins d’œil\, sous-entendus destinés… Nousri ne vise jamais UN public\, elle se débat dans ses vies\, dans ses langues : \n  \n« T’es don ben fuckée. J’ai lu ton skyblog hier. T’as écrit que tu veux me ressembler. Que t’aimerais être comme moi\, comme Josiane\, comme Vanessa. C’est weird en esti. » \n  \nNousri ne le cache pas : en être au Québec\, c’est aussi pouvoir baiser\, ce qui n’est pas donné pour une fille comme moi\, avec la peau mate\, les cheveux secs\, et des poils noirs sur les bras. \n  \nMais en être\, quand on est algérienne/kabyle/québécoise et qu’on écrit\, c’est aussi en être en français\, ie. dans la langue de la littérature française\, celle qui donne les Goncourt et les traductions. Là aussi\, Nousri a fait ce qu’il fallait en maintenant ses langues sans traduction\, sans notes\, nous laissant dans l’incertitude\, dans la recherche de ce que cela pourrait bien vouloir dire : non-assimilés. Comme Tupamadre\, et parce qu’il s’attaque au nerf de la guerre\, la langue\, ce livre est une réussite.  \n  \nPROGRAMMATION DU FESTIVAL ACTORAL \nRESERVATION DIRECTEMENT SUR LE SITE DE LA CRIEE
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LOCATION:librairie Pantagruel\, 44 Rue Paul Codaccioni\, 13007
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