
Une soirée exceptionnelle se profile ! Vendredi 2 octobre nous aurons le plaisir d’accueillir Bérénice Pichat à la librairie pour son nouveau roman Un marché noir paru tout récemment aux éditions Les Avrils après l’immense succès de son 1er roman La Petite bonne. Une dédicace en entrée libre débutera à 17h30 et sera suivie d’une soirée sur réservation à 19h.
Nous avions déjà reçu Bérénice pour un dîner littéraire, elle nous avait toutes et tous séduits par sa générosité et sa gentillesse, nous avons hâte de partager ce nouveau moment fort avec vous ! Les places sont en nombre limité, pour réserver les vôtres (deux maximum par personne), envoyez-nous un mail à la.pleiade@wanadoo.fr en nous indiquant bien le prénom et le nom de la personne qui vous accompagnera.
L’avis d’Aurélie sur Un marché noir :
« Le titre est pour le moins explicite, on sait d’emblée ce qui nous attend, quelle est la période de l’Histoire à laquelle on va être confronté. Ce qu’on ne peut imaginer c’est tout ce qui se cache derrière l’apparente évidence du sujet. La construction du livre est pensée au cordeau, embarquant le lecteur bien plus loin qu’on aurait pu le penser. On rencontre Servane en 1941. Adolescente ayant dû arrêter l’école pour un petit boulot dans une boulangerie, elle et sa famille subissent de plein fouet les restrictions alimentaires qui pourrissent le quotidien des citadins. Peu à peu, elle sort de la torpeur dans laquelle la maintient la faim et ose relever la tête, débuter de petites transgressions qui donnent un goût différent à sa vie. Par chapitres interposés d’autres voix viennent enrichir la narration : celle, en vers libres, d’un personnage dont l’esprit torturé laisse présager le pire ; celle de la concierge de l’immeuble à travers un compte-rendu d’audition ; celle d’un homme qui semble vouloir livrer une lettre-confession essentielle.
Bérénice Pichat réussit haut-la-main le difficile exercice de passer à un nouveau roman après un succès phénoménal. Un marché noir est très différent de La Petite bonne par son style et son contexte historique mais on retrouve tout ce qu’on avait aimé dans l’écriture de Bérénice : le don de nous parler des « petites gens » avec grande justesse et celui d’adopter le ton exact convenant à chacun de ses personnages, les rendant presque palpables et très proches de nous. Elle nous pousse à fouiller notre propre morale et à sortir d’une pensée binaire, ennemie d’un humanisme précieux. J’avoue que j’entamais ma lecture avec un peu d’appréhension mais je l’ai vite oubliée : roman dévoré en quelques heures, d’une traite, trop heureuse de retrouver cette plume à la fois douce et percutante, une de celles qui marqueront à coup sûr cette nouvelle rentrée littéraire. »