
Les relations mère-filles, il y en a plein la littérature et ce n’est pas souvent un long fleuve tranquille.
Manquait toutefois une tentative d’appréhender le pourquoi c’est si compliqué, pourquoi la colère, pourquoi ne pas ressembler à nos mères est souvent un mantra inconscient?
Pourtant, dès 1976, une penseuse féministe s’était déjà attaqué au sujet en créant le terme de matrophobie et en repensant les relations mère-fille et la position de mère non pas dans le seul cercle intrafamilial mais au regard d’un système patriarcal.
Ce livre merveilleux d’Adrienne Rich, autrice féministe incontournable mais dont on se demande pourquoi il n’avait jamais été traduit alors en France, c’est La Maternité obligatoire. Et il est enfin disponible grâce à Marie Hermann, éditrice de Hors d’Atteinte et Valentine Leÿs, qui l’a traduit. Et depuis, l’ouvrir, c’est avoir envie d’en souligner chaque phrase et être éblouie par la justesse de sa pensée.
Ce livre merveilleux, Claire Richard, qu’on adulait déjà pour son podcast Les Chemins de désir et sa réflexion sur le soin entre autres choses, a eu l’occasion de le lire il y a quelques années, venant réveiller en elle une réflexion doublée de sa propre expérience, qu’elle a confronté à des centaines de témoignages. Le résultat en est cet essai, Pardonner à nos mères, paru en avril dernier aux Renversantes, et véritable claque qu’on a pris en pleine figure tant il vient poser une / des expériences qui nous parlent à presque toutes.
Autant vous dire qu’on trépigne de joie à l’idée de recevoir ensemble ces trois merveilleuses personnes qui vont changer un peu notre vie grâce à leur intelligence et leur travail.
L’entrée est libre mais l’inscription obligatoire en nous écrivant à librairiepantagruel@gmail.